Début août 2026, l’agence Reuters a révélé un arrêté du gouvernement congolais interdisant l’exportation des concentrés de cuivre et de cobalt, avec effet immédiat. Le texte abroge l’arrêté de 2023 qui encadrait jusqu’ici ces exportations.
Les points clés
- Principe : les concentrés de cuivre et de cobalt ne peuvent plus être exportés ;
- Dérogations : le ministre des Mines peut accorder des dérogations d’un an maximum aux projets répondant à des critères « stratégiques » ;
- Objectif : retenir davantage de valeur ajoutée sur le territoire national grâce à la transformation locale.
Un impact limité à court terme
Selon les analystes de SMM, l’effet immédiat sur le commerce mondial des concentrés devrait rester limité, les exportations étant déjà soumises à des autorisations strictes. Certains grands projets disposent par ailleurs de capacités de fusion locales : la fonderie de Kamoa-Kakula (500 000 t/an), mise en service fin 2025, a produit 62 100 tonnes d’anodes de cuivre au deuxième trimestre 2026.
Sur les marchés, l’annonce a soutenu les cours : le cuivre à trois mois du LME a progressé de 1,8 %, à 14 369,50 $/t.
Quelles conséquences pour les sites miniers ?
La montée en puissance de la transformation locale (concentrateurs, fonderies, raffineries) implique davantage d’infrastructures électriques, d’automatisation des procédés, d’instrumentation, de ventilation et de maintenance industrielle. Autant de besoins pour lesquels les opérateurs recherchent des partenaires techniques implantés localement.
Crédit photo : The Rio Times
Photo à la une : The Rio Times
Sources : SMM – Interdiction d’exportation des concentrés (6 août 2026) • Rio Times (7 août 2026)



