Détentrice des premières réserves mondiales de cobalt et grand producteur de cuivre, la RDC ambitionne depuis plusieurs années de remonter la chaîne de valeur des batteries pour véhicules électriques. En août 2026, la question est revenue au cœur des débats lors du 46e sommet de la SADC à Durban.
Une chaîne régionale plutôt que nationale
Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, plaide pour transformer les minerais sur le continent et répartir les étapes de production entre plusieurs pays d’Afrique australe. Pour les batteries, l’axe cité associe la RDC, la Zambie, la Tanzanie et l’Afrique du Sud : raffinage, fabrication de précurseurs, composants, assemblage et logistique seraient distribués entre ces pays, la RDC apportant surtout le cobalt et le cuivre.
Des coûts compétitifs
Selon une estimation économique de la CEA, une unité produisant 10 000 tonnes de précurseurs de batteries par an en RDC coûterait environ 39 millions de dollars, soit près de trois fois moins qu’une installation comparable aux États-Unis. Il s’agit d’une estimation, et non d’un projet d’usine annoncé.
Les prérequis : énergie et corridors
Le corridor de Lobito (Angola–RDC–Zambie) et le Southern African Power Pool sont présentés comme des conditions indispensables, notamment pour l’énergie et le transport. Ces travaux prolongent l’accord-cadre signé en 2023 entre la RDC et la Zambie, avec le soutien d’Afreximbank et de la CEA, pour étudier des zones économiques spéciales transfrontalières dédiées aux batteries, ainsi que le centre d’excellence de recherche sur les batteries hébergé par l’Université de Lubumbashi.
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Sources : LePoint.cd – La CEA place la RDC dans une chaîne régionale des batteries (17 août 2026) • Classe Export – La RD Congo avance vers une filière batterie

